Mon enfant souffre de troubles de l’écriture

Parmi, les troubles des apprentissages, dits “troubles Dys” (qui touchent 8% des enfants d’âge scolaire en France), la dysorthographie, la dysgraphie et la dyspraxie affectent l’apprentissage du langage écrit. Comment différencier les troubles de l’écriture chez l’enfant ? Comment l’aider à surmonter sa difficulté d’apprentissage de l’écriture ?

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Proposé par la Team Mapiwee
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Dysorthographie, dysgraphie, dyspraxie : quelles différences ?

La dysorthographie est un problème cognitif, se caractérisant par une difficulté à orthographier, souvent associé à un trouble d’apprentissage de la lecture (dyslexie), mais pas systématiquement. L’enfant fait de nombreuses fautes de grammaire et de conjugaison, confond certaines syllabes aux sonorités proches, inverse des lettres ou des syllabes ou en oublie, etc. Malgré les efforts qu’il fournit, le bambin produit un texte incompréhensible. Il a aussi du mal à lire et à comprendre ce qu’il lit et à recopier un texte. Il travaille lentement.

La dysgraphie est un trouble de l’écriture, une difficulté à former les lettres, à les relier entre elles, à organiser un texte dans une page. Les espaces entre les mots et les lignes sont irréguliers, l’écriture est illisible. L’enfant a une attitude crispée lorsqu’il écrit et se fatigue vite.

Une difficulté d’apprentissage de l’écriture peut relever d’un autre trouble : la dyspraxie. Il ne s’agit pas d’un trouble cognitif mais d’un trouble moteur. Les enfants qui en sont atteints ne parviennent pas à coordonner la main et l’œil, et les deux mains entre elles. Ils éprouvent des difficultés à exécuter des gestes simples, comme lacer leurs chaussures, boutonner un vêtement ou écrire. En classe, ils sont souvent perçus comme lents, étourdis, maladroits, paresseux, alors qu’ils développent au contraire beaucoup plus d’efforts que les autres pour parvenir à de moindres résultats !

Enfant “Dys” ou pas : quand faut-il s’inquiéter ?

Il faut en moyenne deux ans pour apprendre à écrire. Ce n’est pas parce que votre enfant apprend lentement qu’il souffre d’un trouble de l’apprentissage. Chaque enfant progresse à son rythme, il faut en tenir compte avant de poser tout diagnostic hâtif. Si votre enfant fait des fautes d’orthographe ou qu’il n’a pas une belle écriture, cela ne n’implique pas forcément qu’il est dysorthographique ou dysgraphique. Beaucoup d’enfants font des fautes d’orthographe et n’écrivent pas très bien, après tout !

Ce n’est qu’à la fin du CE1, vers 7-8 ans, que vous pouvez commencer à soupçonner des difficultés d’apprentissage particulières. Si votre enfant ne parvient pas à produire un texte compréhensible ou que son écriture est vraiment illisible, parlez-en au médecin ou au pédiatre qui le suit. Les causes sont multiples : environnement social et culturel, problèmes psychologiques, affectifs, troubles auditifs ou visuels, déficit intellectuel, etc. Le médecin commence déjà par s’assurer que le problème n’est pas dû à un déficit visuel ou auditif.  Ensuite, votre enfant sera soumis à des tests permettant de déterminer l’origine de son problème et de l’orienter vers un spécialiste adapté : orthophoniste, psychomotricien, ergothérapeute, orthoptiste ou psychologue.

Comment aider un enfant qui a du mal à écrire ?

Les enfants atteints de troubles d’apprentissage de l’écriture sont souvent considérés comme peu soigneux ou paresseux, alors qu’au contraire ils fournissent beaucoup plus d’efforts que les autres. Il peut en résulter une grande frustration et un désengagement de l’enfant des apprentissages scolaires. La priorité est de reconsidérer le regard négatif qui peut être porté sur l’enfant. S’il écrit mal, ce n’est pas sa faute. Il faut donc éviter de le gronder ou de lui dire de s’appliquer. Non seulement cela ne l’aidera pas à progresser, mais il risque au contraire de se focaliser sur son problème, qui prendra alors plus d’importance. Lui faire recopier des pages d’écriture dans l’espoir de l’aider à surmonter ses difficultés sera tout aussi improductif. Il peut percevoir cela comme une corvée ou une punition, ce qui ne peut qu’augmenter ses difficultés. Agissez toujours en parent bienveillant, en étant patient avec lui, en l’encourageant et en se réjouissant de ses progrès.

Une scolarité “normale” pour les enfants “Dys”

Dans la majorité des cas, les enfants atteints de troubles de l’apprentissage de l’écrit peuvent poursuivre leur scolarisation dans un établissement classique avec quelques aménagements simples : en limitant la production d’écrits, en ayant recours aux photocopies, ou en mettant un ordinateur à leur disposition, par exemple. Il y a aussi des “stylos” permettant une retranscription orale de n’importe quel texte en le surlignant. Pour les enfants dysgraphiques, il existe des cahiers avec un lignage favorisant l’apprentissage de l’écriture, comme les cahiers Gurvan. Ils peuvent également utiliser des gabarits pour poser les quatre opérations (addition, soustraction, multiplication, division).

Des livres pour accompagner votre enfant dysorthographique ou dysgraphique

Les enfants “Dys” ont besoin de temps et d’amour pour progresser. Vous pouvez accorder du temps à votre enfant, du temps pour lire quelques livres adaptés, par exemple. En voici quelques-uns.

  • 100 activités pour enfants dys – dyslexie, dysproxie, dysphasie, dyscalculie, dysgraphie…, Françoise Che et Cécile Zamorano, éditions Nathan : rédigé par une orthophoniste, un répertoire de 100 activités pour favoriser la confiance en soi, accompagner la lecture et l’écriture, l’expression orale et écrite, etc.
  • Dysorthographie et dysgraphie – 360 exercices pour le plaisir d’écrire, Françoise Estienne et Tatiana de Barelli-Sponar, éditions Elsevier-Masson : un livre permettant de mieux comprendre les troubles d’apprentissage de l’écriture, accompagné de nombreux exercices à faire avec son enfant.
  • 100 idées pour accompagner les enfants dysgraphiques, Elise Harwal, éditions Tom Pousse : des conseils simples et accessibles pour accompagner votre enfant dans l’apprentissage de l’écriture et dépister une difficulté éventuelle.

Le préfixe “Dys” est d’origine grec et signifie difficile. Pour les enfants dysorthographiques, dysgraphiques et dyspraxiques l’apprentissage de l’écrit est effectivement plus complexe que pour les autres. Votre bambin est-il un de ces enfants ? Quelles solutions mettez-vous en œuvre pour faciliter ses apprentissages ?

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