Comment aider votre enfant à faire face à un échec ?

Avant de parvenir à écrire avec régularité, à bien former les lettres, il faut s’entraîner. Et puis, un jour, on y arrive enfin. Tout le monde échoue avant de réussir. Le sentiment d’échouer sans cesse peut avoir un effet paralysant pour votre enfant. Comment lutter contre la peur de l’échec ? Comment sortir de la logique de la performance à tout prix et aider votre enfant à apprendre de ses échecs ?

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Comment aider un enfant qui échoue à dépasser le sentiment de frustration ?

L’échec n’est jamais facile à accepter, même pour les adultes. Alors pour un enfant, c’est encore plus difficile ! C’est pourtant en faisant des erreurs que l’on progresse. L’échec est donc un outil d’apprentissage essentiel. Pourtant, lorsqu’il se répète trop souvent, il peut démotiver votre enfant, lui donner envie d’abandonner. Il a besoin de vous pour l’aider à surmonter sa déception et lui donner envie de persévérer.

Puiser dans ses ressources personnelles pour faire face à l’échec

En l’accompagnant, vous pouvez faire comprendre à votre enfant qu’il est normal de ne pas tout réussir tout de suite. Il faut en général faire plusieurs tentatives avant de réussir, et il n’y a pas de véritable échec tant que l’on n’a pas abandonné. Vous pouvez l’aider à comprendre pourquoi il a échoué. En sachant ce qui ne va pas, il pourra trouver ses propres solutions pour réussir. C’est valable pour les choses les plus simples, comme pour des projets plus ambitieux : apprendre à lacer ses chaussures, ou, pour l’enfant décrocheur, retrouver le plaisir d’apprendre !

Aider l’enfant qui échoue en l’encourageant

On ne soutient pas son sportif ou son équipe favoris que lorsqu’ils gagnent. On les encourage parce qu’on les aime, dans la victoire comme dans la défaite. Pourquoi en serait-il autrement pour votre bambin ? Votre enfant peut être différent de celui dont vous aviez rêvé. Vous pouvez le penser, mais vous ne pouvez pas lui reprocher. Un mot blessant est vite prononcé, et ça peut arriver à tout le monde, mais ce malheureux “dérapage” peut avoir des conséquences pour longtemps. Tout ce que vous dites à votre bambin est forcément vrai, car ses parents sont une référence absolue à ses yeux et ils ne peuvent pas se tromper.

Dire à un enfant qu’il n’y arrivera jamais, c’est prendre le risque que la prophétie se réalise. Il peut penser qu’il est nul et qu’il ne peut rien y changer, qu’il est donc inutile de faire des efforts. Soyez le plus fidèle supporteur de votre enfant, soutenez-le quelle que soit la difficulté ! Vous pouvez l’aider en étant simplement honnête avec lui, en évitant de le dévaloriser ou, au contraire, de le survaloriser, ce qui ne serait guère mieux, en définitive. Quels sont ses points forts ? Quelles sont ses faiblesses ? En faisant avec votre enfant l’inventaire de ses forces et de ses faiblesses, vous l’aidez à  mieux se connaître et à mieux exploiter son potentiel.

L’estime de soi, c’est essentiel pour faire face à l’échec

Si votre enfant sait qu’il a de la valeur, il gagnera en confiance et en estime de soi. La confiance en soi ne serait-elle pas une des principales clés de la réussite ? Les gens qui réussissent ne sont pas forcément ceux dotés du plus fort potentiel. Ce sont plutôt ceux qui croient en eux. Comment faire pour que votre bambin ait confiance en lui ? L’échec, ça fait toujours un peu mal. S’il se répète trop souvent, il peut écorner l’image que votre bambin a de lui-même. Pour éviter cela, essayez de l’encourager en mettant en avant ses succès.

Ce ne sont pas forcément de grandes réalisations, peut-être juste des petites choses du quotidien. En réfléchissant un peu, vous trouverez un tas de choses, très complexes, qu’il réussit bien, mais qui ne sont pas sanctionnées par des notes. Vous pouvez en faire une liste ensemble : monter une mayonnaise, nager comme un poisson, raconter des histoires qui font rire sa grand-mère, prendre soin de son animal de compagnie, cultiver son potager miniature avec amour… Si c’est pas de la réussite, ça y ressemble pourtant bien ! En faisant découvrir à votre enfant qu’il a du talent et de la valeur, il gagnera en confiance et pourra réussir dans les matières scolaires… et dans plein d’autres choses aussi !

L’anxiété de performance : comment sortir de la logique de compétition ?

Quel est le plus important à vos yeux : que votre enfant ait une bonne note ou qu’il ait appris quelque chose ? Pourtant, votre bambin peut obtenir une bonne note sans avoir réellement appris quelques chose. La note ne devrait donc pas être une fin en soi, mais juste un moyen d’évaluer les performances de votre enfant et de le situer par rapport aux autres. Il est toujours intéressant de savoir où l’on en est, car se mesurer aux autres est une source d’émulation. Faut-il pour autant placer votre enfant  dans une logique de compétition pure ?

En sortant d’un système d’évaluation permanente, ne pourrait-il pas concentrer ses efforts sur l’acquisition de connaissances et le développement de compétences, et non sur l’obtention d’une bonne note ? Avoir de bonnes notes, intégrer les filières sélectives, avoir un bon diplôme n’est pas le seul moyen de réussir sa vie. Le plus important, n’est-ce pas que votre enfant se fasse une place dans la société et s’épanouisse dans son travail ? Trouver sa voie, avoir un métier qui lui plaît et dans lequel il pourra exprimer pleinement son talent, n’est-ce pas cela le plus important pour lui ?

Diriez-vous que vous êtes bien préparé à faire face à l’échec de votre enfant. Si c’est le cas, quelle est votre stratégie personnelle ?

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