Mon enfant fait des cauchemars : comment le rassurer ?

Tout allait pour le mieux, rien ne semblait pouvoir troubler le sommeil de votre petite marmotte, et pourtant, voici que ces derniers temps tout a changé : des monstres effrayants viennent peupler ses nuits de plus en plus souvent. Votre bambin pleure et vous appelle à l’aide pour les chasser. Comment réagir face aux cauchemars de votre enfant ? Voici quelques pistes pour vous aider à combattre ensemble les vilaines créatures de la nuit qui lui font si peur !

Âge

Pour tous

Pour qui
Individuel
Proposé par la Team Mapiwee
3

Est-il normal que votre enfant fasse des cauchemars ?

Depuis quelques semaines, votre enfant se réveille parfois en pleine nuit et vous appelle à l’aide en pleurant. Même si cette situation est perturbante pour vous et votre bout de chou, il s’agit en fait d’une étape tout à fait normale de son développement psychique. Tout le monde fait des cauchemars, mais les enfants y sont plus exposés que les adultes, particulièrement entre 3 et 8 ans. Ces mauvais rêves se produisent toujours dans la deuxième moitié de nuit, pendant une période de sommeil paradoxal, un moment où le cerveau est très actif. Pour votre bout de chou, le cauchemar a toujours un aspect très réaliste ; quand il se réveille et vous appelle au secours, il a réellement l’impression d’avoir été attaqué par un monstre à deux têtes ou une sorcière maléfique, qui sont cachés quelque part dans sa chambre et qui peuvent réapparaître à tout moment.

Comment gérer les cauchemars de votre enfant ?

Mêmes si ces cauchemars sont une source d’inquiétude pour vous et qu’ils perturbent votre sommeil, cette situation est heureusement transitoire. En attendant que cela passe, s’il n’est pas possible, ni souhaitable, d’éliminer les cauchemars, vous pouvez néanmoins aider votre enfant à en avoir moins peur et à vivre des nuits plus tranquilles. Après un cauchemar, votre bout de chou a besoin de raconter l’expérience qu’il a vécue. Sachez l’écouter, sans trop intervenir, sans essayer de nier sa peur ou de la minimiser. Il doit savoir que vous l’avez compris et qu’il peut compter sur vous pour le protéger. Rassurez-le et expliquez-lui que sa peur est bien réelle, mais que l’histoire effrayante qu’il a vécue est imaginaire, qu’il s’agit d’un mauvais rêve qui va s’effacer.

Que faire contre les cauchemars ?

Commencez par des petites astuces pour tenir les mauvais rêves à distance. Pourquoi ne pas demander à votre enfant de dessiner son cauchemar sur une feuille de papier. En l’enfermant dans un tiroir, le mauvais rêve sera emprisonné et ne pourra réapparaître. Vous pouvez aussi demander à votre enfant de raconter son cauchemar et d’imaginer une fin heureuse. Les monstres comprendront ainsi qu’il est inutile de continuer à embêter votre bout de chou, car il dispose d’un immense pouvoir, celui de l’imagination ! A partir de 8 ans, vous pouvez discuter de façon un peu plus profonde avec votre enfant, lui expliquer que les cauchemars sont utiles, que les adultes en font parfois aussi, et qu’il ne doit pas en avoir peur, car ils aident à affronter les situations difficiles de la vie de tous les jours. Cette explication devrait aider votre enfant à surmonter ses peurs et à moins redouter les créatures de la nuit.

Cauchemars et terreurs nocturnes : quelles différences ?

Souvent assimilées à des cauchemars, les terreurs nocturnes sont pourtant de nature différente et demandent une réponse adaptée. Elles peuvent survenir chez les bébés dès l’âge de 8 mois et se manifester jusqu’à l’âge de 6 ans. A l’inverse des cauchemars, qui apparaissent en fin de nuit, elles surviennent durant les trois premières heures de sommeil. Elles sont aussi beaucoup plus spectaculaires. Jugez plutôt : l’enfant apeuré se redresse sur son lit, les yeux grands ouverts, il transpire, il hurle et il ne prête pas attention aux personnes qui l’entourent, car il dort encore. Évidemment, raconté comme ça, on se croirait un peu dans un mauvais remake de l’Exorciste, mais rassurez-vous les terreurs nocturnes sont sans danger ! L’enfant dort profondément et il faut absolument éviter de le réveiller. La seule chose à faire est d’attendre que la terreur passe d’elle-même, ce qui survient en général au bout de 15 à 20 minutes. Le mieux est de rester à côté de votre enfant pour qu’il sente votre présence, lui parler doucement sans le toucher s’il se défend. Ce n’est pas un moment facile à vivre, mais dites-vous que le lendemain votre enfant ne gardera aucun souvenir de son étrange expérience !

Comment éviter les angoisses qui peuvent apparaître à la suite de cauchemars ?

En adoptant de bonnes habitudes ou quelques petits rituels avant d’aller dormir, votre bout de chou devrait pouvoir passer de meilleures nuits. Avant d’aller au dodo, tout ce qui peut apaiser votre enfant est utile pour éviter l’apparition de cauchemars. Vous pouvez instaurer par exemple de petites séances de relaxation, des exercices respiratoires ou d’auto-massages. Tout le monde n’est pas sophrologue, mais vous pouvez vous inspirez de l’un des nombreux livres consacrés au sujet.

La magie plaît beaucoup aux enfants. Alors, pourquoi ne pas l’utiliser pour lutter contre les cauchemars ? Une tradition amérindienne consiste à neutraliser les mauvais rêves à l’aide d’un attrape-cauchemar. Il s’agit d’un objet rituel composé d’un anneau sur lequel est tendu un filet servant à filtrer les rêves. L’objet est placé à la tête du lit du dormeur. Pendant la nuit, tous les rêves passent par l’attrape-cauchemar, mais seul les jolis sont restitués à la personne qui dort, les autres sont capturés par le gri-gri et brûlés au petit matin par la lumière du jour. Pourquoi ne pas vous inspirer de cette tradition et aider votre bout de chou à fabriquer un attrape-cauchemar ?

Vous pouvez aussi imaginer d’autres petites astuces pour aider un enfant angoissé à s’endormir : laisser une veilleuse, un doudou, un tee-shirt avec l’odeur de maman ou papa. Un joli caillou glissé sous l’oreiller peut se transformer en gri-gri. Il suffit ensuite de prononcer la formule magique “Abracadabra” pour bien dormir. Une pancarte avec la mention “Interdit aux cauchemars” accrochée à la porte de la chambre suffit parfois à faire fuir les vilains rêves ! Avec de telles antidotes, votre enfant pourra enfin dormir sur ses deux oreilles ! Ciao les monstres, c’était pourtant bien essayé !

Et vous, êtes-vous un bon chasseur de cauchemar ? Toute l’équipe de Mapiwee serait très heureuse de connaître vos astuces personnelles pour les éliminer !

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